Trail du Muguet 2017, la course nature 10km

Trail du Muguet 2017, la course nature 10km


Ce matin je courais mon premier bébé-trail ou « course nature » pour les puristes. C’est bête à dire mais ces 10km et ces petits 210m de dénivelé dans la forêt meudonnaise me faisaient vachement peur et je n’avais absolument aucune idée de comment j’allais survivre péniblement à cette épreuve.

Mon copain  (aka. le fan-club indéfectible) m’a demandé à quelle heure il devait arriver pour espérer voir mon corps fatigué et suant passer mollement la ligne d’arrivée : Incapable de lui répondre autre chose que « J’en sais vraiment rien, viens avec ton bouquin pour patienter. Il y a une ferme pédagogique, tu pourras caresser les lapins en m’attendant ».  D’ailleurs la course se déroulait dans le contexte du 7e Festival des sports de nature, sur le village de la course il y avait des tas d’animations : initiation et démonstration de voltige, funambulisme, Krav-Maga, Body-Combat, Karting à Pédale, structures gonflables etc.

C’est déjà c’est l’expédition pour se rendre sur le lieu de la course quand on est un petit piéton parisien : métro, train, marche (et ça monte déjà) mais le jeu en vaut la chandelle car le coin à l’arrivée est très sympa !

Une course à taille humaine, comme j’aime, 1000 personnes dont 300 pour le 10km . Les autres courses étant un 21km (400m  et des brouettes de d+)  et le 10 km en marche nordique (c’est assez impressionnant la vitesse à laquelle vont certains marcheurs, à se demander pourquoi on s’échine à courir :D) .

Sac à dos et poche à eau prêts, on s’élance et heu…bouchons, embouteillages sur les petits sentiers, les deux premiers kilomètres on est vraiment vraiment les uns sur les autres, en mode « accordéon » comme sur le périph’ à l’heure de pointe. Un peu déstabilisant (jusqu’à 2 minutes d’arrêt complet) mais bon c’est la vie. Ensuite, les chemins s’élargissent, permettant à chacun de doubler (ou de se faire doubler), le cortège s’étire et cela devient alors beaucoup plus agréable. Les 3 premiers kilomètres se font clairement dans la douleur : j’ai mal dormi, je baille sans cesse, mes jambes sont raides et j’ai une satanée migraine. Le pied. Heureusement, les sensations s’améliorent au fur et à mesure (merci les endorphines <3)

Le parcours est vraiment joli, ombragé, je fais connaissance avec les montées et les descentes (sur la totalité du parcours, j’ai vu 5 personnes chuter devant moi, serait-ce un sport dangereux ?). je m’aperçois que je n’ai aucune technique pour affronter les dénivellations et irrégularités du terrain, je fais comme je peux, ça ne marche pas trop mal. Avant le départ, le speaker nous a bien briefé : « on n’a pas pu placer des bénévoles à chaque croisement, donc faitres bien attention aux rubalises » : En fait j’ai trouvé qu’il y avait énormément de bénévoles sur tout le parcours ! C’était cool, impossible de se planter de chemin, ça fait une présence et des sourires sur le parcours ce qui est toujours appréciable.

On nous avait annoncé un ravitaillement au 5e kilomètre : je le cherche encore. Peut-être était-ce ce bénévole isolé avec deux bouteilles d’eau posées sur un banc ? bref, avec une poche à eau, j’étais autonome, mais sur le principe j’ai trouvé ça léger. En parlant d’eau, c’était la première fois que je courais avec un sac à dos : eau, barres de céréales, téléphone portable, crème anti-frottements . Mis à part le « floc floc » (j’ai pourtant bien fait le vide dans la poche à eau) de l’eau dans mon dos qui m’a bercé tout du long, j’ai trouvé ça très rassurant et pratique d’emporter avec soi un petit nécessaire

Au 8e km, on se tape une énorme montée : C’est donc ce genre de trucs qui font qu’on est moins rapide sur une course nature qu’une course sur route, tout s’explique ! Quelques centaines de mètres avant l’arrivée, c’est la bifurcation 10/21 km, ouf c’est bien indiqué et pas moyen de se planter. Dernière ligne droite et « bip » je passe sous l’arche d’arrivée. C’est tout :  j’ai connu des arrivées plus festives dirons-nous ! Pas de remise de médaille-babiole (oui, j’avoue, j’aime bien en avoir une, ça fait un souvenir sympa), le dernier ravitaillement est un peu tristoune.

Cette photo ingrate a été prise APRÈS l’énorme montée. Enfin, je crois.

Bilan : 1h11 au compteur.

C’était dur mais j’ai adoré.

Pour la première fois j’ai couru sans musique car les bruits de la nature m’ont suffi, les 10km sont passés super vite !  J’ai apprécié la bonne ambiance et l’entraide entre les coureurs. Je ne suis pas déçue par mon temps, je m’étais préparée à ne pas faire aussi rapide que sur route. J’ai tellement hâte de recommencer ! (rendez-vous en décembre pour la sans raison 15km).

PS : Je remercie tout particulièrement la crème URIAGE Bariéderm, sponsor de mes cuisses qui frottent, sans qui ce 10km aurait été un calvaire de brûlures et irritations.

 

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