Mon premier 10 km : Les Foulées de Clichy 2017

Mon premier 10 km : Les Foulées de Clichy 2017


Mes jambes me font mal, mais j’aime me dire que c’est normal puisque j’ai couru mon premier 10km hier !

la veille : préparation des affaires

Samedi soir, je n’en mène pas large : plein de questions triviales me trottent en tête mais heureusement j’ai des super potes rompus à l’exercice qui me rassurent et me font part de leur expérience (Ghislain si tu passes par là !). C’est toujours intimidant de débarquer dans un « monde » dont on ne connais pas les usages, même si au fond de moi, je parviens à me dire que les gens seront tous gentils et qu’il n’y a pas de raison que les débutants soient rudoyés.

Il flotte un petit air de veille de rentrée scolaire. Préparer ses affaire en avance c’est ça de moins à réfléchir le jour J. On annonce des nuages et du vent pour la course, mais pas de pluie, ouf ! Comme je le craignais, je passe 15 ans à me demander : manches courtes, manches longues, coupe-vent, collant long, pantacourt, short ?

Je retiens un des conseils avisés qu’on m’a donné : ne pas changer ses habitudes et garder ses repères au maximum. Je choisis donc les fringues que j’ai portées pour mes dernières sorties, que je sais confortables et adaptées à la saison. J’ai l’habitude de courir en musique, le baladeur sera donc de la partie.

Tout est prêt !

J’ai fait attention à mon hygiène de vie toute la semaine et, continuant sur cette lancée, je passe un samedi soir digne d’une ascète : pas de fantaisies culinaires, pas d’alcool, de la tisane et du repos. Il ne me reste plus qu’à préparer ma playlist musicale et zou, au lit.

Le grand jour !

Après un petit déjeuner léger (une tranche de cake au carambar fait maison) et de l’eau, je fais 30 min de trajet en vélo puis à pieds, le vent souffle sur les grosses artères de la ville et je commence à avoir froid en t shirt sous mon petit coupe vent pas si coupe-vent que ça. On entend la clameur de la course au loin : les hostilités de la journée ont débuté il y a une heure, avec le départ du 5km. J’assiste à l’arrivée de certains coureurs, dont les noms sont énumérés par le MC sur son estrade et ils reçoivent leur petite médaille. Les spectateurs applaudissent les coureurs, les gens rigolent : une bonne ambiance règne ici et cela me rassure instantanément.

Les participants du 10km sont invités à un échauffement collectif, mené par deux bout-en-train gesticulant sur l’estrade avec un micro. Même si je ne suis pas réellement convaincue du bien-fondé de tous ces mouvements, je me prends au jeu. Je me sens moins seule et me rends compte que la majorité des personnes autour de moi sont ont en fait l’air tout à fait « normaux » (scoop !). La minorité étant constituée de garçons et de filles aux longues et fines jambes musclées, manchons de contention aux mollets et gels énergétiques à la ceinture : ils vont vite, très très vite.

On nous invite à nous positionner pour le départ, je ne vois aucun intérêt à batailler pour me mettre devant alors je laisse bien volontiers la place à ceux pour qui cela importe vraiment. Le top départ retentit et nous voilà partis !

Les 10km

Je prends naturellement place parmi le dernier tiers de coureurs (On ne va pas se mentir : 88,5% des participants font moins d’une heure). J’ai de la place, pas d’embouteillages, il est aisé de doubler et de se faire doubler : c’était une de mes principales angoisses. Me voilà rassurée. Je passe le 5km en une demie-heure tout pile, tout va bien malgré quelques faux plats un peu traitres. Au km 6, c’est le drame : un énorme point de côté me prend, je n’en ai que rarement et cela me fait rager ! Je ralentis un peu, il passe difficilement au km 7,5.

S’en suit un long compte à rebours dans ma tête : « allez, plus que 2,5″… »plus que 2″…etc. Mon allure est plutôt régulière. Il ne reste plus qu’un km, on voit presque l’arrivée, alors j’accélère un peu. Moi qui m’étais dit « si tu le finis, c’est déjà bien » puis « en moins d’1h10 ce serait cool », je vois que le passage sous l’heure est carrément jouable si je me bouge les fesses. Exécution ! La toute dernière portion du parcours se fait en un demi-tour de stade et un des organisateurs vient me rejoindre et m’accompagne jusqu’à la fin en m’encourageant ! Je me dis qu’il ne reste plus que 200m et que c’est le moment de dépenser toute l’énergie qu’il me reste.

Je passe la ligne d’arrivée, le chrono indique 00:59:58 (il était moins 2 !) puis je reçois un SMS félicitant mon temps réel de 00:59:32, ce qui correspond aux données de ma montre. j’imagine que le décalage provient du piétinement dans le sas entre le coup d’envoi et le passage effectif sous l’arche du départ). On me remet ma super médaille et je vais m’étaler dans l’herbe. Épuisée mais heureuse.

Bilan

C’était trop chouette ! Mon plan d’entraînement en 6 semaines que j’ai suivi très rigoureusement a porté ses fruits (Je revenais de loin en course à pieds, trèèèès loin). C’est agréable de sentir que le travail paye, que les efforts ont été récompensés. Si j’avais dit à mon « moi » d’il y a deux ans qu’un jour je ferai ça, je pense qu’il m’aurait ri au nez 🙂

Ce que je referai

  • Participer à cette course l’année prochaine
  • participer à d’autres courses !

Ce que je ne referai pas

  • Oublier de glisser quelques mouchoirs dans ma poche (heureusement on m’a dépannée !)
  • Prendre mon smartphone comme lecteur MP3 (trop gros, trop lourd, la « banane » qui ne cesse de remonter à la taille alors qu’elle est fixée à hauteur des hanches). J’ai dû le remettre en position tous les 500m, ça fait 20 fois dans la course et c’est donc beaucoup trop.
  • Prendre mon coupe-vent avec moi pour finalement l’avoir noué autour de la taille sur 75% du parcours. Je ne suis pas encore au point sur la gestion de ma température corporelle pendant l’effort.

 

L’arrivée à Clichy-la-Garenne, à l’ombre d’ l’hôpital Beaujon

 

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