Les 20 Km de Paris 2017

Les 20 Km de Paris 2017


La genèse du projet

Ça a commencé comme d’habitude : un soir tard, sur un coup de tête, j’ai pris un dossard.

le lendemain matin, j’ai regardé le mail de confirmation : « mais dans quoi est-ce que je me suis encore embarquée ?… »

Bon, cette fois ci la préparation a des airs de non-préparation. Entre ma prise de poste, les travaux dans mon chez-moi, les mariages le week-end, le début des cours de natation et la reprise du VTT en club, il ne me restait pas beaucoup de temps pour courir. On lit/entend souvent « quand on veut on peut », wai ba là, non. Je n’ai pas pu m’entraîner comme je l’aurai voulu et/ou à la hauteur de la course à préparer. C’est la vie c’est comme ça et je ne vais pas (trop) culpabiliser 🙂

Donc si on résume ce tableau absolument parfait :

  • je n’ai jamais couru 20 km (15 tout au plus, et encore c’était il y a un mois de cela)
  • je n’ai pas pu m’entrainer en course à pied sérieusement ces deux derniers mois
  • (bonus ) Je ne me sens pas vraiment à l’aise dans la foule et il y aura grosso modo 25.000 participants

Cette course s’annonçait donc sous les meilleurs auspices.

L’avant

Pour moi, le retrait des dossards, la communication avant-course etc. font partie intégrante de « l’expérience client » (quoi ? on dirait que j’ai fait des études de management ? Ok, c’est vrai :D). Le processus d’inscription sur internet est pratique et fluide, les instructions envoyées par mail pour le retrait des dossards et l’organisation de la course sont très claires, le site internet est très complet. Bref, rien à redire là dessus.

Je profite de ma pause dej’ vendredi pour aller récupérer mon dossard. C’est assez bien fichu, même si certaines files d’attente ont tendance à se mélanger. On récupère notre petit sac à goodies et le dossard, puis le T-shirt un peu plus loin. Le T-shirt, parlons-en : il est bien coupé et très doux….mais blanc donc transparent et bariolé aux couleurs de l’édition, que je n’aime pas du tout (le style Desigual, très peu pour moi :D). De toutes façons, je ne prend jamais le risque de courir avec des vêtements/accessoires neufs lors d’une course officielle.

 

Je crois que quelqu’un m’a marché dessus avec de la peinture

Au fond du sac, entre quelques paperasses publiciataires, traînent deux sachets de thé/tisane et un gel-à-manger. Bof, on a vu des sac à goodies plus folichons. Je tente de quitter le village rapidement mais ce n’est pas si facile, tel un IKEA à ciel ouvert, on est obligé de labyrinther (j’ai décidé que ce mot existait) devant tous les stands avant de sortir !

La course

Dernier SAS (+2h05) = départ théorique à 10h55 (et dans les faits, on quittera le sas vers 10h50, et je franchirai la ligne de départ à 11h10).
Le temps est couvert mais par chance, aucune goutte de pluie. Après avoir tergiversé 150 ans sur « comment je m’habille », je suis plutôt satisfaite de mon choix qui m’a évité la congélation durant l’attente du départ : Short, T-shirt et polaire fine dont je me débarrasserai au 2e kilomètre (Le fan-club était là et m’a suivi sur tout le parcours pour la logistique vestimentaire et les encouragements :))

Plus on approche du Champ de Mars, plus la densité en coureurs dans le métro augmente. L’accès au sas est laborieux mais pas d’inquiétude, il y a de la place pour tout le monde. Les dernières instructions préconisaient d’arriver à partir de 9h30, je me suis pointée à 10h et j’étais loin d’être la dernière. Entre l’ouverture du sas et le passage sous l’arche de départ se sont écoulées 20 minutes, mais c’est passé assez vite grâce à l’ambiance qui régnait mais également la présence de la Tour Eiffel qu’on pouvait admirer de près !

Même si cette photo avait été prise avec un iPhone 10, le ciel aurait été gris.

« Bip » c’est le bruit de ma puce qui passe sous l’arche. C’est parti !

Les 2 premiers kilomètres sont un peu poussifs, on est un peu les uns sur les autres, pas vraiment l’impression de piétiner mais pas vraiment à l’aise non plus, bref, pas évident de trouver son rythme d’autant plus que l’avenue Marceau nous gratifie d’une bonne montée dès le début du parcours.

Passage avenue Foch (pkm 3,25), temps couvert mais il ne pleut pas !

Un fois que le cortège s’est un peu étiré, tout devient plus confortable, je trouve alors mon allure de croisière que je conserverai jusqu’au 15e kilomètre, quelque chose autour de 6:20 min/km. Je me sens bien, je suis très régulière, mal nulle part, le parcours est agréable et ponctué de groupes de musique. J’imaginais un bazar monstre pour les ravitaillements vu le nombre de participants mais en fait c’est carrément bien organisé, il y a beaucoup de bénévoles, les gens ne restent pas trois plombes devant les tables. Malgré les 15.000 poubelles très bien indiquées, réparties sur 300m après le ravito et une sensibilisation au village lors du retrait des dossards, des centaines de bouteilles vides jonchent le sol…ça me rend dingue. D’habitude je n’aime pas trop manger en plein effort mais là j’avoue que ces petits fruits secs ont été bienvenus 🙂

En bleu sur la photo, tout baigne encore à peu près.

On attaque la deuxième partie de la course qui se déroule donc sur les berges de la Seine. La présence d’un séparateur voie véhicule/piste cyclable rend les choses un poil plus délicates pour doubler et garder son rythme, mais ça se fait. Le flot ininterrompu de coureurs n’est pas si dense qu’il n’y paraît. C’était une des choses qui me faisaient peur, en fait, ça va carrément : les gens sont globalement attentifs.

Aucun filtre photo n’arrivera à rendre le ciel bleu.

Je passe l’arche du 15e kilomètre, ça y est, je suis dans l’inconnu, je n’ai jamais couru une si longue distance, il me reste encore 5 km à faire, la tour Eiffel est juste là, mais il va falloir faire un crochet avant d’y arriver. 16e kilomètre, 17e kilomètre ça va encore à peu près.

17,5 km , on passe le pont sur la Seine pour rejoindre la rive opposée, où la ligne d’arrivée nous attend. A partir de là, c’est vraiment difficile d’autant plus qu’on vient de se taper une série de passages souterrains qui ont bien perturbé le rythme de la course. Mes cuisses commencent à tirer très fort si bien que je redoute la crampe, j’ai des échauffements sous les pieds, mon cœur s’affole, alors je ralentis (d’ailleurs il y avait des petits panneaux « la santé avant la performance » sur les derniers kilomètres !).

Le parcours : un peu de bitume, un peu de bitume entouré de verdure et un peu de bitume au bord de l’eau.

Sur le côté le croise des coureurs bien mal en point, pris en charge par les secours : c’est pas joli joli et carrément flippant. Ce genre de trucs a vite fait de me ramener sur terre et de me conforter dans l’idée qu’il ne sert à rien que je me bousille sur la fin. Là l’objectif c’est juste de terminer la course sur mes deux jambes, je ralentis mais ne m’arrête pas pour marcher car je me connais : si je m’arrête, redémarrer va me demander un effort surhumain que je ne suis clairement pas en mesure de fournir.

Allez, allez, la foule de spectateurs se densifie et encourage tout le monde (heureusement car à ce moment ça devient vraiment dur dur). On voit bientôt le bout c’est pas le moment de s’arrêter. Les photographes sont là pour immortaliser les derniers mètre, j’ai beau essayer de faire de mon mieux pour paraître fraîche et relax sur la photo officielle, ce sera un échec total 😀 (Spoiler). Le « Bip » salvateur retentit enfin, pas question de s’arrêter net, l’organisation nous incite à dégager de la ligne d’arrivée. Hop je récupère ma (jolie) médaille et un petit sac Bio C Bon rempli de trucs cool à manger.

Quelle chatoyance

 

Bilan

Une première expérience de 20km « course de masse » réussie même si il y a eu des moments difficiles ! Un chrono pas trop moche vu la quasi-absence de préparation. Bon bah du coup, ça y est j’ai mon dossard pour le FitBit Semi-marathon de Paris début mars 2018 🙂

Je vous épargne le classement tout pourri sur 25235 coureurs.

 

fi-ni-to, contente et affamée (et fatiguée)

 

 

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