Le tapis d’acupression « Champ de fleurs »

Le tapis d’acupression « Champ de fleurs »


Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

En quelques mots c’est un tapis (déhoussable) de 3 cm d’épaisseur bardé de 221 fleurs constituées chacune de 36 picots-pétales en plastique rigide. Pour toi qui as passé ta scolarité au fond en cours de maths, je te le dis : ça fait 5525 picots. J’ai pu bénéficier d’un pack qui comprend un coussin avec 1995 picots. (vertigineux : 7520 picots sur ma peau !)

Voici les « fleurs » et leurs picots. Oui, c’est pointu !

Alors non, le tapis n’est pas moelleux, et son tissu n’est pas spécialement doux mais tout cela a le mérite d’être fabriqué avec des matériaux naturels (lin, fibre de coco) ou au moins pas trop pétrochimiquement sales (fleurs en éco-plastique HPS certifiés pour l’alimentation).

l’intérieur du tapis en fibres de coco. Ça sent la nature, vous êtes prévenus.

En bref, c’est un bel objet, de belle facture. La facture (l’autre !) parlons-en…. c’est cher ! (Prix public : 99€ le tapis, 65€ le coussin. Coloris et modèles dispos ici) J’ai pu trouver le mien d’occasion pour un prix très très raisonnable.

En principe on peut choisir les couleurs ! Là c’était une seconde main, donc je subis les goûts douteux du prédécesseur.

L’idée c’est de s’allonger sur le tapis, peau nue ou couverte d’un tissu léger si on est trop sensible et de laisser les picots faire leur travail.

Le tapis permettrait  :

  • Le déclenchement de la sécrétion d’endorphines et le soulagement des douleurs
  • La détente profonde des muscles du dos et de l’ensemble du système nerveux
  • La stimulation de la circulation sanguine et de l’influx nerveux

Je connais mal les principes de l’acupression et vous dirige donc vers le site du fabricant pour des explications plus claires !

Globalement, le soulagement des maux de dos, c’est LA vertu première que revendique le tapis Champ de Fleurs. Les produits « champ de Fleurs » sont d’ailleurs distribués par lesmauxdedos.com, on ne peut être plus clair ! Son champ d’action théorique est très large et concerne plein de pathologies dont je n’ai jamais entendu parler (tant mieux !). D’autres bienfaits sont annoncés : relaxation, détente, lutte contre la dépression, migraines, maux de tête, insomnies, spasmophilie etc. A la lecture de la documentation, on croirait bien être en possession d’un truc absolument trop génial.

Mon expérience

Pour être tout à fait honnête j’avais peur de l’effet télé-achat saupoudré de pseudo-science (du genre « WAHOU cet appareil révolutionnaire permet de perdre 25 kilos en 2 nuits, tout en mangeant des pizzas sans faire de sport, c’est scientifiquement prouvé ! *étude menée sur un échantillon de 0,57 femmes* »). Car OUI, je suis plutôt cartésienne MAIS aussi curieuse pour tout ce qui concerne les médecines dites douces. Mon petit côté Saint-Thomas-qui-croit-que-ce-qu’il-voit  m’a dit « Vas-y essaye, et parle APRÈS ». Soit. Voici donc mes impressions après un mois d’utilisation régulière.

Utilisation

« La douleur peut être une source de plaisir » voilà comment résumer le tapis Champ de Fleurs en une punchline un peu provoc’ digne de 50 shades of Grey.

Bon, en vrai ça ne fait pas MAL, ça fait juste mal. Mais oui, mais non. Mais j’en sais rien en fait… Le seul moment où ça fait mal c’est quand on bouge/gigote une fois installé sur le tapis : là ça griffe clairement !

J’imagine que le ressenti varie vraiment selon les personnes. Pour ma part je ressens du froid puis du chaud, une sensation de brûlure plus que de piqûre. Mais on s’y habitue vite ! Pour ma première séance, j’étais directement peau nue et je me suis carrément endormie au bout de 15 minutes, on m’a réveillée 50 minutes plus tard. J’ai utilisé le tapis + coussin allongée sur mon canapé car mon parquet manque légèrement de moelleux. Avec un support « mou », je trouve que la surface de contact entre le tapis et la peau est maximisée, le poids du corps mieux réparti et donc l’expérience légèrement moins douloureuse. Maintenant, je le glisse directement dans mon lit, sous la couette (il fait froid !) et je m’endors juste après la séance.

L’état de la peau du dos après une séance est un peu effrayante mais pas d’inquiétudes, les picots ne transpercent pas la peau, mais il est cependant conseillé de protéger les grains de beauté ou lésions dermatologiques sensibles d’un pansement ou bout de sparadrap. Lors des premières utilisations j’ai eu peur car j’avais la sensation que quelque chose coulait de ma peau, j’ai pensé à du sang, puis à de la sueur…mais il n’en était rien !

C’est vrai que c’est pas joli joli.

Se doucher juste après une séance est une expérience très curieuse que je vous déconseille (sauf si pour le coup vous aimez avoir vraiment mal).

Pour les maux de dos : un avis mitigé

Comme 149.78% des français, j’ai déjà eu mal au dos. Mais depuis environ deux ans, des tensions se sont installées durablement dans ma nuque, mes épaules et le haut du dos. Ce ne sont pas des douleurs vives mais une espèce de fatigue lancinante, permanente et donc inconfortable. Je suis certaine que vous voyez très bien ce que je veux dire…. Je comptais beaucoup sur le tapis pour soulager ça. Hélas, mon avis est mitigé.

Certes j’ai globalement moins de tensions dans le haut du dos, mais je ne peux pas affirmer qu’il s’agit exclusivement de l’effet du tapis ! D’autres éléments sont à prendre en considération :  je suis partie en vacances (moins de stress), je fais plus d’étirements après le sport, je prête plus attention à ma posture.

Un véritable outil de relaxation ultra efficace

Bon, pour les maux de dos, c’est à peu près loupé. Mais ce tapis se rattrape carrément sur les effets secondaires !

Situation : Je suis une grande anxieuse, avec un petit côté control freak. Le sacro-saint « lâcher-prise », injonction moderne fleurissant partout à coup de quote Facebook sur image de fond zen salement pixellisée (mais si mais si, tu vois très bien ce à quoi je fais référence) : je n’y arrive pas. C’est pas mon truc, ça m’emmmer  m’ennuie profondément. Pareil pour tout ce qui est méditation – et c’est pas faute d’avoir essayé-. Cependant, je suis bien consciente que d’avoir le cerveau qui turbine tout le temps c’est FA-TI-GANT. (Et ça turbine sur des trucs pas forcément intéressants, je suis une personne normale, pas Einstein :D)

Et c’est là qu’intervient le tapis Champ de Fleurs ! J’ai découvert un outil formidable, une stratégie de relaxation « qui n’en a pas l’air ». Une fois allongée sur ces milliers de petits picots, je ne pense plus à rien.  Transformation instantanée en bulot neurasthénique. Et tout cela, sans passer par l’étape d’introspection du genre « on se calme, respire, laisse glisser tes pensées bla bla, lâche prise » (bref, tout ce qui me gave dans les autres méthodes).

Par ailleurs, j’ai le sommeil très léger, des grosses difficultés à m’endormir et beaucoup de facilités à me réveiller n’importe quand au milieu de la nuit. Et cela même quand je suis physiquement et nerveusement épuisée, le pied ! J’ai remarqué avec bonheur que les nuits consécutives à une séance de tapis étaient toutes de bonne qualité. C’est pas beau ça ? Remplacer l’usage de molécules de synthèse (oui, je parle bien de cachets style somnifères ou anxiolytiques) pour s’assommer, par 45 minutes de pré-dodo sur un tapis fleuri-qui-pique ? Moi je trouve que c’est archi-chouette ! Célébrons cette bonne nouvelle avec un petit lapin mignon.

moi (allégorie) essayant de regarder un truc sur l’ordi APRÈS une séance de tapis Champ de fleurs

Bref, les séances sur le tapis ont considérablement amélioré la qualité de mon sommeil. Cela m’apaise et me met dans des conditions optimales pour trouver le sommeil (très très très) facilement. D’ailleurs, je m’endors quasiment tout le temps lorsque je suis allongée sur le tapis ! J’ai mis en place mon petit rituel du coucher : désormais, je glisse le tapis dans mon lit, je lance un truc à regarder sur la tablette et pouf, au bout de 10/20 minutes, je m’assoupis. Le réveil sonne 45 minutes plus tard, j’ôte le tapis de mon lit et re-pouf, je me rendors immédiatement et passe une nuit totalement sans insomnies ! En bonne procrastinatrice du rangement, j’ai pris l’habitude de balancer le tapis en vrac dans la chambre en le sortant du lit mais je vais sans doute changer de procédure car marcher sur le tapis pieds nus le matin au saut du lit, c’est atroce. True story.

Mais voilà, il y a une mais ! Bien dormir, on y prend goût ! Et quand je ne dors pas chez moi, c’est la cata et cela soulève bien évidemment la question de la dépendance et de la distinction palliatif/curatif. N’est-ce pas un peu tricher que de troller son corps à coups de picots qui font sécréter de l’endorphine ?

S’endormir comme Marion Cotillard et ne pas gagner d’Oscar pour cette performance d’actrice.

Détournement du tapis pour la récupération sportive

La fonction de récupération post-sport n’est pas mentionnée telle quelle dans la documentation. C’est un copain sportif (coucou Ghislain !) qui m’en a parlé. Et je dois avouer que je suis plutôt convaincue même si je ne comprends pas comment ça marche (et ça embête beaucoup mon esprit cartésien).

Un dimanche j’ai couru 16.7 km/360 m d+ (le compte-rendu du trail « La Sans raison » c’est ici !), le soir même, j’ai fait une séance de tapis sur les jambes (jambes allongées sur le tapis, coussin sur les cuisses, pression  maintenue par le poids de la couette, un vrai sandwich quoi !). La séance a été un peu plus douloureuse que sur le dos car mes jambes sont plus molles que mes omoplates et donc, les picots s’enfoncent plus, mais rien d’insurmontable ! Le lundi matin, je n’avais pas de courbatures ni au cuisses ni aux mollets. AUCUNE. Je suis allée au travail à pieds, j’ai monté et descendu les escaliers avec une fluidité déconcertante (Seules mes articulations se sont rappelées à mon bon souvenir, malgré les massages au Baume du Tigre).

L’effort n’est peut-être pas exactement comparable, mais pour les 20 km de Paris, j’avais musculairement souffert pendant 3-4 jours !

Je me suis d’abord demandé si je m’étais vraiment donnée à fond pour cette course, si je n’étais pas mieux entraînée, j’ai remis en doute mon effort alors que…zut quoi come on ! Il faut quand même se les courir ces presque-17-kilomètres , ce petit d+ le tout en 2h04 quand on a même pas un an de course à pied dans les pattes !

Depuis, j’ai réitéré l’expérience après des activités sportives plus ou moins sollicitantes et le résultat est identique : réduction significative des courbatures. Bref, je ne comprends toujours pas le pourquoi du comment, mais les bénéfices sont bel et bien là !

En conclusion

Je dis bof pour les maux de dos mais je dis OUI OUI OUI pour tout le reste. Donc en moyenne pifométrique c’est OUI OUI.

APPROVED.

 

 

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