Hydratation hydratation

Hydratation hydratation


Oui mais non. On parlera de raclette une autre fois.

On nous le rabâche depuis des années « Il faut boire 1.5L d’eau par jour » et pour cause, nous ne sommes qu’un modeste tas de cellules baignant dans la flotte. Pas de flotte = gros soucis. Tout plein de choses intéressantes détaillées par ici.

Tableau d’exposition : situation pourrie ++

Il faudrait même compter 30mL de flotte par kilo d’humain, soit 1.95L pour mon gabarit. Sauf que je suis loin, très très loin du compte ! Le problème ? Je n’ai quasiment jamais soif et c’est un vrai casse-tête au quotidien pour essayer d’arriver péniblement à boire un demi-litre d’eau. Normalement, quand on a soif, c’est qu’on est  déjà en manque d’eau… Pour couronner le tout, j’ai un traitement médicamenteux dont le principal effet secondaire est diurétique, gé-nial !

Effet diurétique : Je bois peu mais passe ma vie à faire pipi.

Donc, au cours d’une journée normale, si je ne pense pas à boire, mon seul apport hors alimentation c’est une ou deux gorgées lapées au robinet à la fin du brossage de dents. Bref, il faut sans cesse que je pense à boire.

C’est pas si évident sachant qu’en plus de n’avoir quasiment jamais soif, je suis une véritable petite chose délicate qui DÉTESTE boire de l’eau plate dans un verre (Je ne bois qu’au robinet et éventuellement à la bouteille) et en plus, certaines boissons comme le thé vert, le café, le roïbos quelques thés noirs et tisanes ne me réussissent pas du tout  : nausées, réactions cutanées etc, glamour j’écris ton nom .

Bon c’est pas tout, mais comment on fait pour s’hydrater correctement dans ces conditions loin d’être idéales ?

Autour du sport

C’est là que ça se corse car vraiment, pour faire du sport et le faire bien, on a besoin d’eau, beaucoup d’eau. Même si je ne sue pas comme un poney (ça sue un poney ?), les séances de sport sont peut-être les seuls moment où j’ai un tout pitit peu envie de boire, mais malgré cet immense progrès, je ne pense pas que mes apports hydriques compensent vraiment correctement les sorties. C’est bien dommage sachant qu’une déshydratation d’ 1% peut amoindrir les performances sportives de 10%. (Source : INSEP, Nutrition et performance en sport : la science au bout de la fourchette)

Devine quel nounours géant est le mieux hydraté.

AH le cruel dilemme du « mais si je bois va falloir que j’aille faire pipi », bah oui, c’est la vie. Pendant les entraînements course à pied, c’est pas bien grave de faire des pauses techniques à tout bout de champ, mais sur une course officielle sur bitume, j’avoue que c’est un point carrément anxiogène – les organisateurs sous dimensionnent systématiquement le nombre de cabinets d’aisance.  Pour Le trail et le VTT c’est pas grave, y’a des arbres partout et je suis pas à 30 secondes près :D.

Quand c’est permis, j’aime bien me trimballer cette divine invention qu’est la poche à eau : je tétouille le machin, ça m’occupe et les prises d’eau sont fractionnées ce qui permet de ne pas avoir la désagréable sensation de ressac « floc-floc » de l’eau dans l’estomac. Dans tous les autres cas, je me force à boire avant, pendant et après. C’est chiant, je déteste ça mais c’est un mal nécessaire. J’imagine que c’est suffisant car je n’ai jamais de crampes.

Mais l’hydratation, c’est un sujet qui dépasse le petit périmètre de l’activité sportive….c’est une hygiène de vie à part entière et ça, je dois trouver des solutions pour le gérer.

 Les ruses pour ne pas finir comme un pruneau rabougri dans la vie de tous les jours

Miser sur la bouffe (ça me plait !)

Environ un tiers de notre apport hydrique passe par la nourriture. Dans mon cas, j’essaye de jouer sur ce ratio en mangeant beaucoup d’eau. Manger, j’aime bien, ça me parle plus que boire !

Ce plan B me convient parfaitement : végétarienne, j’adore les légumes et ça tombe bien, ils contiennent généralement beaucoup beaucoup d’eau. Et si tu fais de la soupe, je pense qu’on est pas très loin du 100% aqueux. Wai, je me nourris de graines et d’herbe [TROLL].

Donc voilà, légumes à gogo, je crois que c’est un peu ce qui me sauve.

Bon app’ et tchin-tchin en même temps.

 

Bon, par contre la soupe quand on décide d’en faire son plat principal, ça nourrit pas son homme un estomac affamé, d’où l’intérêt, pour un repas plus consistant d’y ajouter des féculents : épaissir avec une pomme de terre, des vermicelles, du pain complet, voire tout ce que tu peux trouver dans ton frigo et qui ne choquerait pas Gordon Ramsay.

Sinon, pour occuper l’estomac lors des longues soirées d’hiver, il suffit de ne pas mouliner la soupe…il aura de quoi faire un peu de péristaltisme avec les morceaux de patate.

 

Rendre l’apport « boisson » un peu plus funky

Jus de fruits et sodas (qu’ils soient light ou non), très peu pour moi. Cela ne fait pas partie de mes habitudes alimentaires (merci papa, merci maman). Donc exit cette solution, et ce n’est pas plus mal car c’est quand même bourré de sucre/aspartam/cochonneries en tout genre (rayer la mention inutile).

Restent alors :

  • l’eau gazeuse, que je trouve particulièrement fun et que je bois donc avec plaisir (mais au goulot, jamais dans un verre, ce serait trop simple). C’est une solution intéressante mais elle a quand même quelques inconvénients : mettre du gaz dans son système digestif, c’est pas vraiment la panacée niveau confort. J’ai testé pour vous l’eau gazeuse avant une sortie course à pieds, c’est pas vraiment l’idée du siècle….

    Toto et moi lors d’une sortie de fractionné au stade après avoir bu un verre de Salvetat.

    Ensuite, ça a un coût et demande une certaine logistique car il faut acheter/transporter/stocker/recycler le contenu et le contenant.

  • les infusions, décoctions etc. voire même de la pâte miso ou un simple bouillon cube dans l’eau chaude. Au bureau, je m’arrange pour toujours avoir une tasse de quelque chose sous la main. A la maison, en hiver pour se réchauffer les mains,ou terminer un repas

 

Bref, tout ça pour dire

Qu’après une bonne raclette, une tisane c’est sympa.

 

 

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