Courir dans la montagne, l’initiation

Courir dans la montagne, l’initiation


Après une première expérience de « course nature » qui m’a ravie, j’avais très envie de poursuivre dans cette voie. Progressivement, à mon rythme, sans me faire peur ni me blesser. J’ai donc profité d’une semaine de vacances dans les Alpes de Haute Provence pour m’y mettre en douceur (si on peut parler de douceur dans le dénivelé positif cumulé ha-ha-ha…).

Tout cela tombait à pic car deux semaines plus tard j’ai le Vars Mountain Trail (petit parcours course nature « Col de Vars », 13km, 450 d+) et j’ai besoin de m’entraîner et d’être rassurée sur ce que je suis capable de faire.  [Spoil :  je vais pouvoir aborder à peu près sereinement cette prochaine épreuve :)]

Une initiation progressive et guidée

Au total, 2 petites sorties (type 7km, 200d+), 2 moyennes sorties (type 11km, 400d+) et une sortie plus pentue (11km, 710 d+), avec une journée off-VTT-tranquille et une journée de repos complet. Quand je classe la difficulté des sorties, c’est à mon échelle car même la balèze est loin de ce que les traileurs réguliers font, ne nous méprenons pas 😉

Paysages de Provence et Ravito naturel

J’ai eu l’immense chance de pouvoir participer à deux sorties « en petit groupe », menées par un traileur chevronné qui nous a préparé un itinéraire adapté,  distillé bon nombre de conseils avisés et fait découvrir les richesses de la région.

Ce qu’on en retient

En bref, ce que j’ai appris de cette expérience :

  • C’est dur. Franchement, j’en ai bavé. Mais la montagne, c’est beau. Alors le temps passe vite et on est content d’être là (et après tout, personne ne nous a forcé à le faire !).
  • Oublie tes références de temps sur route. Vraiment, ça ne sert à rien. Un petit gloups quand on voit qu’on a seulement parcouru 11kms en 2 heures…mais on regarde l’irrégularité du parcours (terrain, dénivelé etc.) et on relativise ! C’est pas si mal pour un début.
  • Marcher n’est pas un problème en soi. Une fois que tu as accepté cela, tout se passe bien. La descente c’est pas si facile et j’ai une marge de progression énorme.
  • Bref, on ne sollicite pas exactement les mêmes muscles, ni de la même manière que sur du bitume à plat. Les courbatures et/ou douleurs le lendemain à des endroits jusqu’alors inconnus en sont témoins, par exemple dans tout le haut du corps ou à des endroits curieux des jambes (WTF ?!)
  • T’as intérêt à être bien équipé, parce que là haut il y a du vent, des pierres qui roulent ou glissent, on perd des degrés en altitude, on a besoin d’avoir un téléphone et de l’eau à minima donc faut apprendre à courir avec un sac à dos. J’ai celui-ci et il est parfait pour ce que j’en fais. Je trouve cela rassurant d’avoir de l’eau et ses petites affaires dans le dos si bien que je me tâte même à l’utiliser pour les sorties longues sur route ! (vi vi vi, faut bien que je me prépare pour les 20kms de Paris…)

Conclusion : je suis tellement impatiente de me lancer avec un dossard sur le circuit « Col de Vars » pour le Mountain Trail de Vars mais aussi pour la Sans Raison 15 kms en Novembre. Et pourquoi pas d’autres  ?!

La sortie balèze-pour-débutants, récit avec images

Si la la montagne de Lure, est apellée « Petit Ventoux » par les cyclistes, ce n’est pas pour rien : son ascension est rude et longue (18km). Nous avons décidé de courir sur le chemin de crête et donc d’en faire l’ascension en voiture (un élan de compassion à travers les vitres teintées pour chaque cycliste croisé). Il est 8h30 du matin lorsque nous arrivons au parking tout proche du sommet, 13°, un ciel ensoleillé au possible et un vent qui souffle très fort . On me prête gentiment un polo manches longues car avec mon T-Shirt ultra léger, je me pèle grave. Banale erreur de débutant…On ne m’y reprendra plus !

Le beau tracé du parcours sur la crête de Lure, aller-retour.

Pour la beauté du geste, nous commençons par rejoindre le sommet de la montagne à très exactement 1826 m d’altitude (ce détour était tout à fait dispensable, mais au moins maintenant je peux dire que j’y suis allée :D).

Là haut sur la Montagne de Lure, 1826 m

 

Les plus perspicaces auront deviné que nous étions à moyenne altitude. Pour être honnête, je n’ai rien ressenti de particulier sur ma respiration. J’étais tout autant essoufflée et lente que lors des autres sorties un peu moins hautes…#teamdébutants

Un petit calcul simple : on a fait une boucle, avec 710m d+, vu qu’on monte autant qu’on descend avec très peu de plat sur le parcours, on a monté 710m sur 6,5 km. Et ça c’est dur. Bien-sûr on ne court pas quand ça grimpe trop, mais marcher d’un bon pas (plus rapide que de la randonnée pépère donc !) c’est bien coupe-jambes ! Mais il faut en profiter pour admirer le paysage car c’est certainement pas pendant les descentes qu’on va pouvoir en profiter….

Toute montée devra être descendue.

La descente…tiens, parlons-en. Il vaut mieux regarder là où on met les pieds, où plutôt là où on va les mettre. Ça me fait d’ailleurs penser à la musique, t’as intérêt à avoir deux mesure d’avance en lecture de partition par rapport à ce que sont en train de jouer tes mains, sinon c’est la cata ! Mes compagnons de chemin sont tous beaucoup plus à l’aise en descente, je les vois voler au dessus des pierres. Moi, ça ne passe pas. Je suis crispée, mon équilibre est très précaire, les pierres glissent les unes contre les autres dans les pierriers. J’ai peur de me faire mal et ne me sens pas en sécurité. Il fa falloir travailler ce point ! Parce que malgré toutes ces difficultés, je sens bien qu’il y a un énorme potentiel « plaisir »dans le dévalage de pente, à moi de pouvoir l’exploiter sereinement.

Au fond, le sommet d’où nous sommes partis ! Petite pause à mi parcours, avant de faire demi-tour.

Ma fidèle montre m’indique que j’ai fourni un effort « extrême » pour cette sortie et qu’il me faudra théoriquement 3 jours et 11 heures pour m’en remettre. Je trouve qu’elle abuse ! Même si c’était difficile, je n’ai pas l’impression d’avoir été taper dans le registre de l’ « extrême » ! Il va falloir que je pense à la recalibrer…sans doute que je suis globalement un peu mieux entraînée qu’il y a 6 mois et que l’échelle de difficulté des entraînements doit être revue 🙂

 

 

 

 

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