2 ans de VTT !

2 ans de VTT !


Il y a deux ans, sur un coup de tête, j’ai décidé de me mettre au VTT. Drôle d’idée pour la parisienne que je suis (et encore plus pour la fille pas du tout sportive que j’étais à cette époque,).

Un de mes collègues pratiquait le VTT et m’en a parlé. J’ai trouvé ça cool et voilà en 5 secondes, j’avais décidé de m’y mettre ! Rien ne m’y prédisposait et c’est justement ce qui m’a plu. J’ai été séduite par le côté « casse-cou raisonnable ». La juste dose d’adrénaline, de quoi me dépasser sans me mettre en danger. Pour la poule mouillée que je suis, c’était un énorme effort.

Après quelques sorties en solo sur mon Rockrider Decathlon de fin de série flambant neuf, cramponnée à mes leviers de frein en descente et à bout de souffle dans les montées (true story), j’ai décidé de m’inscrire dans un club ! Pour être entourée, pour progresser, pour me sentir en sécurité.

Je n’avais jamais fait partie d’un club sportif auparavant et j’étais absolument débutante en VTT, et pas vraiment sportive de manière générale : c’est donc pleine d’appréhension que j’ai envoyé mon premier mail de « coucou, vous voulez bien de moi ? »…J’y ai trouvé une joyeuse bande de potes qui pratique son sport favori, dans le respect des possibilités de chacun. Avec le recul, je me dis que c’est une des plus chouettes décisions qu’il m’ait été donné de prendre.

Aujourd’hui, j’adore toujours autant ce sport et j’essaye d’en faire régulièrement même si la vie parisienne complique un peu la chose ! (mon club est aux confins de l’Île-de-France ( http://vtt-star.fr/ ) je vous laisse imaginer la logistique qui va avec sachant que les sorties se font le dimanche matin à 8h30). Pour mes 30 ans je rêve d’un nouveau vélo et de faire un stage de VTT de descente dans la montagne !

La décision franche de commencer le VTT, venue un peu de nulle part, a été le point de départ d’une longue marche vers l’indépendance (on fait ce qu’on peut !)… Pour une fois j’ai osé faire quelque chose que personne d’autre dans ma famille n’avait fait auparavant, j’ai simplement osé, sans rechercher l’approbation de mes proches. Et ça m’a fait un bien fou ! Depuis, j’ai trouvé un VTT pour mon papa, il a essayé et bien aimé et on en fait ensemble régulièrement pendant les vacances ! (il me dit que la sensation de glisse et le pilotage en descente lui rappelle ses jeunes années de kayakiste )

Alors pour célébrer ces deux ans de fun, d’effort et de boue, voici quelques petites pensées et réflexions :

Ce que j’aime dans le VTT

Tout d’abord Je trouve qu’il s’agit d’un sport assez complet et exigeant. Le VTT ce n’est pas simplement pédaler, c’est aussi piloter !

Côté cardio et puissance musculaire…y’a intérêt à suivre ! les montées sont parfois très sollicitantes et les descentes ne sont pas de tout repos car les bras jouent un rôle très important et on est plus souvent debout sur les pédales que le popotin posé sur la selle : tout le corps est engagé !

Pour le pilotage, c’est un long apprentissage (visiblement loin d’être terminé pour ma part, vu les gamelles que je me prends encore régulièrement…). Au début on a peur, très peur, on se cramponne, on s’arrête au moindre obstacle. Puis au fur et à mesure on prend confiance, on connaît mieux son vélo, on maîtrise mieux son équilibre, on sait d’expérience ce qui va passer ou ce qui risque d’être un peu plus casse-margoulette, on ose un peu plus. Malgré tout cela le VTT reste un sport modulable et progressif car on a la liberté de choisir son itinéraire (distance, dénivelé, technicité) en fonction de son niveau et de sa forme physique, et aussi, on peut s’arrêter et décider de gravir une côte à pied !

Ensuite, j’adore ce petit côté badass de ce sportJe l’avoue :  j’aime particulièrement être là où on ne m’attend pas, là où on n’attend pas forcément les filles de manière générale (et c’est bien dommage par ailleurs). J’avais initié le mouvement en me mettant à la basse électrique il y a 10 ans, le VTT c’est dans la même veine. Waip, je suis une fille et je fais du VTT. Oui, je me croûte dans la bouillasse, oui je suis souvent couverte de bleus et oui je passe de la tenue de VTTiste cra-cra à la petite jupette en un claquement de doigt. Et j’aime ça.

Pouah, diantre, de la bouillasse !

Le grand air et la nature font partie de ce sport ! Se vautrer dans la boue, déraper sur des pommes de pin, glisser sur des racines, atterrir dans un bosquet d’orties, avaler des moucherons (mmm du bon ravitaillement protéiné !), voilà, le VTT c’est nature nature. C’est mon bol d’air le week-end et une excellente manière de découvrir de nouveaux horizons : mon petit vélo me suit presque partout : Alpes de haute-Provence, Vendée, Irlande etc.

Je pratique le VTT en amateur dans un club, c’est à dire sous l’angle d’un sport « individuel mais collectif ». On est seul sur son vélo, mais toujours entouré ! Il n’y a pas de compétition entre nous, seulement des conseils, des encouragements, des franches rigolades ! D’un point de vue général je trouve que la communauté VTTiste est très ouverte d’esprit et l’entraide bien présente !

En fait nous sommes un club qui accepte les pandas.

Ce que j’aurais aimé savoir au tout début (et qui peut être utile aux débutants !)

Le Cuissard !

Ce collant moulant avec un rembourrage aux fesses anéantit toute tentative d’être sexy à vélo (de toutes façons, tu peux oublier ta dignité dès que tu mets un casque en fait…) cependant, le cuissard est un investissement (après le casque et les gants bien évidemment). C’est important de choisir un cuissard spécifique homme ou femme car la partie rembourrée qu’on appelle la peau de chamois est différente…tout simplement car notre anatomie est différente ! Ah oui, on ne met pas de petite culotte dessous, c’est fait pour être porté tout seul 🙂 Avoir une petite culotte en dessous n’est pas très agréable, on a les aines toutes cisaillées et irritées après une sortie de 2/3h. Si le fait de ne rien mettre du tout en dessous vous turlupine, il y a toujours la solution du protège-slip collé à la peau de chamois, testé-approuvé par ma modeste personne 😉 Pour ma part, j’ai vraiment du mal à pédaler en cuissard sans rien par dessus car c’est très moulant…alors je mets systématiquement un short/bermuda de VTT en plus !

Kim Kardashian est très jalouse de mon postérieur en tenue de VTTiste, j’en ai l’intime conviction. HASHTAG MÊME PAS HONTE 😀

Concernant les fringues de VTT de manière générale : Si tu es une fille, tu vas galérer ! Le choix est très restreint pour le VTT ! C’est un peu moins vrai pour le vélo de route, donc pour les équipements « généralistes »tels que le cuissard, on peut aller regarder du côté bitume. Bonne nouvelle pour les petits budgets, Décathlon devrait sortir une nouvelle collection VTT femme au printemps 2018, avec des shorts (Ô joie) !

Il va falloir mettre les mains dans le cambouis.

Le VTT n’est certes pas un sport mécanique mais il faut quand même s’intéresser un minimum à sa monture, que ce soit pour le dépannage en pleine sortie ou bien l’entretien. Par exemple c’est bien d’apprendre à changer une chambre à air AVANT sa première sortie, car la crevaison peut arriver n’importe quand, n’importe où ! (comment ça c’est du vécu ? oui oui). Pour être tout à fait honnête, être plus autonome fait partie de mes challenges pour l’année à venir ! Parce que là, dès que j’ai un problème je suis bien contente d’avoir mon papa ou les garçons du club pour m’aider (OK, c’est totalement cliché !) Alors même si je sais changer une chambre à air et colmater une fuite avec une rustine, je suis par exemple incapable de remettre en place une roue arrière ou positionner une attache rapide…ma fierté de fille habituellement dégourdie en prend un coup !

http://www.fitterfinancials.com/wp-content/uploads/2014/02/macgyver-oil-spill-e1277726298939.jpg

Tout cela peut être très utile mais il te faudra quand même : rustine et colle, pompe, chambre à air, démonte-pneus, dérive-chaîne, attache rapide etc.

La protection et la sécurité avant tout

Faire du VTT sans casque c’est être totalement inconscient. Enfin c’est surtout le risque de finir inconscient. J’en suis encore plus persuadée depuis que j’ai fait un soleil (c’est la façon élégante de décrire une chute avec passage par dessus le guidon, et dans mon cas ça s’est soldé par un atterrissage à plat dos sans les bogues de châtaignes, pour plus de piquant ) et que ma tête a (légèrement) heurté un poteau *SBAM*. Les gants aussi, c’est important même quand il fait chaud, les mains sont assez exposées, la peau toute fine, les doigts fragiles. Bref, pas de casque = pas de VTT. Sinon, vu qu’on est amenés à vadrouiller dans la nature, avoir de quoi être joignable et capable de se repérer, c’est pas mal.

Il ne faut pas avoir peur des pédales automatiques

Les pédales quoi ? Pour ceux qui ne connaissent pas il s’agit de pédales spéciales qui permettent aux chaussures (adaptées, avec une cale) de se clipser : les pieds sont ainsi attachés aux pédales et la seule façon de s’en défaire est d’opérer le mouvement le moins instinctif du monde : une rotation des talons vers l’extérieur. En gros, on fusionne avec le VTT (c’est beau dit comme ça) et cela implique donc de se vautrer en totale harmonie avec son vélo. En vrai, je ne me suis jamais vraiment fait mal en tombant à cause de mes pieds accrochés, souvent on tombe à l’arrêt (ou dans la boue) donc, jamais de très haut. Pour mon type de pratique (campagne, forêt et montagne pas trop pentue), je gagne en stabilité dans les descentes et en efficacité dans les montées ! Bref, je ne regrette pas de m’y être mise un an à peu près après mes débuts.

Le mot de la fin

Le VTT c’est trop chouette !

 

4 Comments

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  1. Alexandra

    Je partage: le VTT, c’est chouette ! Enfin, c’est un peu moins chouette dans la boue, dans le sable, et dans les montées qui piquent, mais c’est chouette quand même !

    • Graine de Courge

      Alexandra, je suis contente que ça soit toi (et sur cet article) qui ait laissé le tout premier commentaire du blog 😀 VIVE LE VTT !

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